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Cette semaine sont à l'affiche 2 films du réalisateur chinois Wayne Wang : Un millier d'années de bonnes prières et La princesse du Nebraska, 2 drames qui traitent de la complexité de la double culture chinoise et américaine.
Une pierre 2 coupsC'est également cette question de double identité que le réalisateur évoque dans La princesse du Nebraska. Il peint le portrait de Sasha, jeune femme originaire de Pékin, qui vit dans le Nebraska. Quand elle découvre qu'elle est tombée enceinte, elle décide d'aller à San Francisco pour interrompre sa grossesse, et par là-même exploser les tabous de son passé et de sa culture.
Wayne Wang au pays des cowboys
Prénommé Wayne à cause de l'acteur John Wayne, le petit Hong-konguais ne pouvait que faire carrière dans le 7ème art. A 18 ans, il s'installe aux Etats-Unis, suit des études d'art et commence une carrière prolifique. En 1995, son film Smoke (avec Harvey Keitel), évoquait les destins d'un écrivain désespéré, d'un adolescent noir fabulateur et d'une femme perdue, qui se rencontrent et basculent ensemble.
Avec Brooklyn Boogie, il signait la chronique d'un quartier de New York racontée par ses habitués. Des histoires, des héros, des films à l'image de son auteur, naviguant sans cesse entre 2 eaux, celles d'un passé fait de traditions et de règles, et celles de la modernité multiculturelle.
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