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28/08/2008
il faut communiquer..
Ce film parle de communication, en premier lieu celle très difficile entre un père venu de Chine rendre visite à sa fille 12 ans après qu'elle ait émigré aux USA. Mais aussi de celle qu'arrive à établir ce même monsieur chinois, qui ne parle que quelques mots d'anglais, avec des étrangers croisés sur un banc. Comme si le fait de ne pas pouvoir "meubler" dans une langue poussait à aborder des sujets plus proches de ce qui tient vraiment à coeur. Au final on verra comment deux personnes peuvent passer l'une à coté de l'autre si elles restent chacune dans les certitudes qu'elles se sont elles-même créées de toute pièce à partir de leurs systèmes de valeur personnels.
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25/08/2008
Ne vous faîtes pas prier
Contrairement aux pitchs copiés/collés sur Internet qui témoignent du conformisme sévissant sur la toile, la distance entre un père arrivant de Pékin pour voir sa fille aux States n’est pas seulement celle de la distance culturelle. C’est celle des générations ; la transparence est entrée dans le vocabulaire mondialisé et pourtant nos enfants nous paraissent bien étranges parfois et, nous les vieux en mal d’enfance, passons pour des étrangers à leurs yeux. Le film est sensible, pudique, simple, amenant subtilement à la réflexion en particulier autour des langues où l’on voit le père chinois se faire mieux comprendre d’autres expatriés avec quelques mots, qu’avec sa fille.
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21/08/2008
regards
je ne dirai que du bien de ce film parce qu'au cinéma l'émotion ça fait du bien...Il est question ici de regards : regard d'un père sur sa fille, regard d'une fille sur son père, regard de la chine sur les USA, regard des USA sur la chine, regard de la vieillesse sur le monde (une vieillesse empathique incarnée par le père), regard sur les cultures (une iranienne croisée à différentes reprises sur son banc public, un russe incarnant le plaisir)... Ces regards ont l'intimité de la prière et comme l'indique le titre il faut bien 3000 ans de prières pour qu'un couple s'aime....Rajoutons à ces qualités, le savoir faire technique du réalisateur (de magnifiques photographies de ce nord ouest américain si beau, l'état de Washington, Spokane) et l'on a tout à gagner à aller voir ce film court (1h20)
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21/08/2008
intéressant
Cela fait plus de 30 ans que le cinéaste Wayne Wang, originaire de Hong-Kong mais vivant et travaillant aux Etats-Unis, a réalisé son premier film. Alors qu'il approche la soixantaine, on commence à connaître son éclectisme, qu'il revendique d'ailleures haut et fort. Avec "Un millier d'années de bonnes prières", on est ici dans sa veine intimiste, dans un film qui n'est pas sans rappeler certaines oeuvres d'Ozu. Celles qui peignent les rapports difficiles, voire douloureux, que peuvent avoir un père avec sa progéniture. Les cinéastes orientaux seraient-ils plus sensibles que les autres aux fossés qui peuvent se creuser entre les générations ? Ou bien ce fossé est-il réellement plus important dans les familles japonaises et chinoises ? D'autant plus qu'ici, il s'agit d'un père et de sa fille qui, dorénavant habitent dans des pays aux cultures très différentes, la fille vivant aux Etats-Unis et le père à Pékin et qui, en plus, ne se sont pas vus depuis longtemps. Si on ajoute que les rapports qu'ils ont pu avoir dans le passé n'étaient pas éminemment cordiaux, on comprend vite qu'il y a de l'incommunicabilité dans l'air. Wayne Wang porte un regard assez tendre sur les 2 personnages, peut-être plus sur le père que sur la fille. Il y a aussi les rencontres que peut faire le père au cours de ses promenades dans un pays qui n'est pas le sien et dont il pratique la langue de façon très sommaire. On voit ainsi peu à peu évoluer le sentiment qu'il porte à ce pays et à ses habitants. Au final, un film plutôt intéressant et qui a le mérite, rare aujourd'hui, d'être court !
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13/08/2008
rapport père fille
un continent les séparent; le vieux monsieur chinois va découvrir un monde plus libéral que la Chine. Sa fille vit aux Etats Unis,l'accueille avec de la réserve.
Leur relation reste protocolaire et distante malgré les effots du père.
C'est une bonne étude de moeurs faite avec finesse et tendresse.
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